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Poker School

Stratégie medium-stack

Ce que vous allez apprendre :

  • Comment jouer lorsque vous n'avez qu'un nombre moyen de jetons

Le fait d'avoir un tas de jetons de taille moyenne dans les tournois est toujours inconfortable,

et ce, parce que vous occuperez toujours des places difficiles et que vous devrez déterminer si vous devez rester en retrait et conserver vos jetons ou essayer de passer d'un tas de jetons de taille moyenne à un gros tas de jetons.

Définissons d'abord ce qu'est un tas de jetons de taille moyenne (medium stack).

Votre opinion là-dessus variera grandement selon le nombre de jetons que vous posséderez dans les tournois que vous avez l'habitude de disputer. En termes de grosses blinds, vous cessez généralement d'être short stack lorsque vous avez plus de 12 grosses blinds. Nous nous concentrerons dans le cadre de cet article sur un nombre de grosses blinds compris entre 12-14 et 25.

Si vous avez 25 grosses blinds, vous aurez un grand nombre de jetons dans la plupart des tournois à mises basses. Mais on pourrait affirmer que, dans un tournoi avec une cave plus importante dans lequel il est hautement probable que certains joueurs aient un nombre de jetons colossal et que votre marge de manoeuvre soit restreinte, votre nombre de jetons reste très peu élevé. Néanmoins, dans le cadre de cet article, nous nous en tiendrons à examiner la proportion comprise entre 12 et 25 grosses blinds.

Jouons

La structure du tournoi va beaucoup influer sur la façon dont vous allez jouer votre medium stack.

Dans les structures plus rapides, vous serez soumis à davantage de pression... et vos jetons ne tarderont pas à atteindre un niveau alarmant. Cela devrait vous inciter à accepter des situations du type 50/50 (par ex. jouer tous vos jetons avec des mains telles que As-Reine ou 8-8 contre une sous-paire ou des overcards).

Dans les structures plus lentes, les joueurs qui ont un nombre de jetons moyen ont plus d'espace pour respirer. Vous aurez peut-être la capacité de réduire le nombre de jetons de vos adversaires, mais vous pourrez toujours vous débarrasser de certaines mains, puisqu'il se passera plus de temps avant que la pression des blinds ne devienne intolérable.

De nombreux joueurs ayant un nombre moyen de jetons commettent l'erreur de se sentir trop à l'aise.

Si votre nombre de jetons approche le niveau supérieur de la proportion moyenne (disons, 20-25 grosses blinds), vous courrez toujours facilement le risque de finir avec un nombre de jetons plus moyen à la fin d'une main. Presque tous les pré-flops du pot sur-relancés auront été intégralement misés d'ici le flop. 

On pourrait affirmer qu'avoir entre 12 et 16 blinds est la position la plus difficile à tenir.

Ceci est dû au fait que vous n'êtes pas (ou ne vous sentez pas) directement menacé par les blinds, mais que si vous mettez de l'argent dans le pot, vous pouvez très vite vous retrouver engager. Cela peut vous placer dans une position difficile si vous avez une main à moitié forte ou si l'on vous suit lorsque vous tentez de voler les blinds.

Les joueurs font souvent l'erreur de se coucher alors qu'ils feraient mieux de suivre.

  • Par exemple, disons que les blinds sont à 100/200 et que vous avez 2 400 en jetons (12 grosses blinds).
  • Si vous relancez de 600 et que la grosse blind suit, il y a maintenant 1 300 en jetons dans le pot et il vous en reste 1 800. Il n'est désormais plus possible de placer une mise qui ne vous lie pas au pot.
  • Vous devez soit tout miser soit vous coucher. Vous ne pouvez pas miser puis vous coucher suite à une relance, la cote que vous serez amené à suivre étant trop élevée.

La solution à cette situation est de voler moins et de re-voler et de sur-relancer plus. À chaque fois que vous ouvrez un pot avec une relance standard, vous devez savoir ce que vous aurez à faire si vous sur-relancez. Bien que cela soit vrai dans tous les cas dans le No-Limit Hold'em, c'est particulièrement important, si vous êtes medium stack, lorsque vous pouvez vous retrouver lié au pot aussi facilement.

Si vous vous apprêtez à faire une relance standard, alors que vous voulez voler les blinds et que vous avez un nombre moyen de jetons (et en particulier si vous êtes au niveau inférieur de l'échelle), vous devez faire très attention quand vous choisissez vos positions. Si le joueur qui vous précède joue serré, vous serez souvent obligé de tout arrêter après le flop.

Mettre la pression

La sur-relance et le re-vol sont des armes qu'il est important de pouvoir utiliser lorsque l'on est medium stack.

Ces deux coups peuvent être utilisés pour mettre beaucoup de pression sur vos adversaires et d'optimiser vos modes de gain, soit en obligeant vos adversaires à se coucher soit en ayant la meilleure main à l'abattage si les autres joueurs vous suivent. En tant que medium stack, vous restreignez les possibilités de vos adversaires en les re-volant : ils ne peuvent que suivre ou se coucher.

La sur-relance du pré-flop constitue généralement une meilleure option que le suivi dans le No-Limit Hold'em, et avec un nombre moyen de jetons, c'est presque toujours la meilleure option. Ceci est dû au fait que cette option est un meilleur moyen d'engager vos jetons en tant qu'agresseur, en particulier dans une situation dans laquelle vous pouvez finir engagé plus tard au cours de la main, mais surtout au fait que vous forcez vos adversaires à se coucher. Les autres joueurs ayant un nombre moyen de jetons ont souvent trop tendance à se coucher dans les tournois, ce qui donne plus de valeur à vos sur-relances.

Re-voler est efficace pour les même raisons et, si vous choisissez la bonne position, cela augmente grandement votre valeur dans le tournoi, puisque vous gagnez plus de jetons que votre juste part.

Le nombre de joueurs ouvrant des pots avec des mains insignifiantes dans le but de voler les blinds étant croissant, il est vital pour vous de posséder cette arme. Lorsque vous envisagez de re-voler chez un joueur qui relance à l'ouverture, vous devez prendre en compte la valeur des mains avec lesquelles il va miser et celle des mains avec lesquelles il va suivre une sur-relance. Evidemment, plus il y a de probabilités que le relanceur vole, plus souvent vous devrez re-voler. Vous pouvez le faire très fréquemment si le joueur ne suit pas les sur-relances assez souvent (ce sera le cas de la majorité des joueurs que vous rencontrerez).

Exemple : vous êtes en position de grosse blind avec des blinds de 100/200 et vous avez 3 000 jetons. Un joueur agressif qui a 4 000 jetons relance de 600 du bouton. Vous devez envisager de miser à une fréquence raisonnable. Si le joueur joue de façon classique, il ouvrira avec un grand nombre de mains avec lesquelles il ne pourra pas vous suivre si vous misez tous vos jetons. S'il se couche, vous récupérerez 900 jetons et augmenterez ainsi votre nombre de jetons de 30%. S'il vous suit et qu'il mise double, vous êtes en bonne voie d'avoir à nouveau un grand nombre de jetons. À chaque fois que vous avez une main ayant un minimum de valeur (en particulier des mains qui constituent une bonne défense contre l'échelle de suivi d'un joueur qui ouvre, par exemple, les suited connectors), vous avez l'occasion d'augmenter votre nombre de jetons.

Affronter les joueurs qui ont peu de jetons

Le dernier point à aborder concerne la façon dont vous allez jouer contre les joueurs qui ont peu de jetons (short stack), lorsque vous-même avez un nombre moyen de jetons. Lorsque vous relancez un short stack, vous devez découvrir quel type de joueur vous avez en face de vous. S'il dispose d'un nombre de jetons susceptible de lui permettre de résister, vous devez jouer plus serré à l'ouverture et lorsque vous volez les blinds.

D'un autre côté, nombreux sont les joueurs qui ne suivent pas assez lorsqu'un short stack mise, et ce parce que l'on vous a bien appris à être l'agresseur dans les pots. Toutefois, si le short stack joue avec une main de niveau inférieur, vous pouvez avoir une belle occasion d'obtenir des jetons dans des situations d'équité positive. Il suffit de ne pas oublier de prendre en compte le nombre de joueurs qui jouent après vous.

Les medium stacks peuvent être difficiles à jouer et la clé qui vous permettra d'améliorer votre façon de les jouer est l'acquisition d'une plus grande expérience dans le repérage des situations favorables à l'engagement de vos jetons. Il vous suffit de ne pas oublier d'être toujours actif et de toujours rechercher les occasions de mettre vos adversaires sous pression.

Entre deux maux choisir le moindre

Être coincé à la mauvaise place n'a rien d'amusant...

Le fait d'être pris en sandwich entre un joueur ayant beaucoup de jetons et un joueur en ayant peu est une situation classique pour un medium stack, et peut souvent vous obliger à prendre des décisions déterminantes pour la suite du tournoi. Imaginez que vous ayez un chip leader agressif à votre gauche au bouton et, tout de suite à votre droite, un short stack agressif qui mise continuellement tous ses jetons. C'est vous qui êtes en charge de couper les cartes (cut-off) lorsque le short stack mise tout. Comment devez-vous jouer les mains suivant le cut-off ?

  • Blinds : 100/200
  • Big stack : 19 000
  • Vous : 5 500
  • Short stack : 1 400

Avec un roi ? Une reine ?

Passez votre tour dans la plupart des cas. Suivre est risqué, puisque cela incite les joueurs jouant après vous à relancer ou les autres à entrer dans le pot, ce qui peut vous placer dans une sitution compliquée après le flop. Miser est une option, mais la main n'est pas très forte, et si un autre joueur suit, vous êtes presque toujours derrière et souvent dominé.

Avec un 8 ? Un 8 ?

Misez ou passez votre tour de temps à autre. Suivre n'est pas une option parce que cela incite les autres à mettre de l'argent dans le pot et que la main post-flop est mauvaise. Miser est une bonne option, puisque vous allez souvent isoler les joueurs qui misent tout qui sont en général après vous. Toutefois, il y a le risque que le big stack constitue une main et mette en danger votre existence dans le tournoi, alors passer votre tour est une bonne option aussi.

Avec un as ? Un as ?

Misez ou suivez. Les deux options ont leurs mérites. Miser est bien avec n'importe quelle main forte à cet emplacement. Mais suivre est également une option, le suivi faible en apparence pouvant induire une forte relance de la part du big stack ou d'un autre joueur agressif aux blinds, ce qui vous mettrait en très bonne position pour doubler la mise.

Acte équilibrant

Faites en sorte de savoir comment vous allez constuire votre partie quelle que soit le niveau où vous êtes dans un tournoi.

Premières étapes

Variez votre jeu en fonction de la structure. S'il s'agit d'une structure lente, essayez de voler les blinds pour devenir big stack. Si la structure est rapide, vous devez envisager de garder vos jetons, même lorsque vous êtes légèrement en avance sur les autres (faites une course à 50/50 si nécessaire, en particulier si vous avez une meilleur cote au moment de suivre). Consolidez vos jetons pour les grosses blinds à venir.

Étapes intermédiaires

C'est là où il est vital de ne pas vous asseoir sur votre medium stack. Utilisez-le pour faire des jeux et prenez des risques caculés pour tenter de gagner les gros prix. Ne vous reposez pas sur le nombre de jetons que vous avez où les blinds changeront votre medium stack en un short stack.

Étapes finales

Equilibrez l'agression en évitant les confrontations inutiles. Exercez une pression constante sur les adversaires qui jouent serré et qui veulent gagner plus d'argent en sur-relancant et en re-volant. Tâchez d'éviter de jouer des mains pour lesquelles vous n'êtes pas sûr de vouloir vous engager complètement.